Ouali : «L’Algérie achèvera 70% de ses tronçons d’ici fin 2016»

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L’Algérie achèvera 70% de ses tronçons routiers d’ici fin 2016 dans le cadre de la réalisation du projet de la route transsaharienne reliant l’Algérie, la Tunisie, le mali, le Nigeria, le Niger et le Tchad, a déclaré, hier à Alger, le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali.

En marge de la 64e session du Comité de liaison de la route transsaharienne, qui se déroule depuis le 26 et 27 avril à Alger, le ministre des Travaux publics a confirmé que les travaux de ce projet avancent avec succès. En ce qui concerne les branches qui relient les pays voisins avec l’Algérie, le Niger a achevé son tronçon sur 250 km et il reste encore 7 km pour l’Algérie, selon les chiffres communiqués par le ministre.
Pour la modernisation de la route, Ouali a déclaré : «Nous avons 484 km en cours de réalisation, dont 262 km seront livrés aujourd’hui et demain. Nous allons mettre en service 57 km». Ces derniers seront inaugurés, aujourd’hui, dans le cadre de la visite de travail du ministre des Travaux publics, et qui concernent la wilaya de Blida, Médéa, Djelfa et Laghouat.

D’ici la fin de l’année, «130 km seront achevés et on aura sur 484 km, un peu plus de 70% de cette autoroute Nord-Sud qui s’arrête, pour l’instant à Ghardaïa», a noté le ministre. En outre, Ouali a souligné que le tronçon Ghardaïa – Meniâa est en cours d’étude. Ce projet qui liera plusieurs pays du Sahel avec l’Algérie sera d’une grande portée à l’économie nationale et celle des pays qui y participent, leur permettant d’économiser les frais de transport. Actuellement pour transporter la marchandise des pays méditerranéens jusqu’aux pays du Sahel, il faut, selon les chiffres donnés par le ministre, jusqu’à 3 mois de route.
«Après l’achèvement de tous les tronçons routiers, les commerçants feront jusqu’à 8 jours de route seulement», a expliqué le ministre, ajoutant qu’aujourd’hui 40% du prix de la marchandise transportée revient aux coûts du transport, alors qu’après la fin des travaux de la route transsaharienne, le coût diminuera jusqu’à 5%.

Par ailleurs, Abdelkader Ouali a expliqué que le gouvernement envisage de réaliser des ports secs, notamment dans la région de Tamanrasset, dans le cadre d’accompagner les activités commerciales qui seront développées grâce à ce projet de route transsaharienne. Abdelkader Ouali a mis l’accent sur les avantages de ce projet, qui «ouvrira les portes à l’investissement agricole, touristique et industriel». Dans la région d’In Guezzam, dans la wilaya de Tamanrasset, il y a plus de 400 000 hectares à réhabiliter dans le cadre du développement de l’agriculture, et «ce projet aura pour avantage d’accompagner l’émergence de ce secteur dans ces régions du Sud».

L’Algérie a dépensé trois milliards de dollars Le ministre des Travaux publics a déclaré, dans un point de presse en marge des travaux du Comité, que le gouvernement a consacré une enveloppe de 3 milliards de dollars pour la réalisation de ces tronçons routiers. Ce budget, a expliqué le ministre, concerne l’entretien, les travaux, le matériel et tout ce qui s’en suit. Au sujet du financement, le ministre a été interrogé si ce qui reste de ce projet pour la partie algérienne était financé par les fonds de l’emprunt obligataire.
Il a rétorqué que non, «l’emprunt obligataire financera les projets d’ordre économique, et ce projet est déjà pris en charge, son montant a été réservé avant le lancement de l’opération de l’emprunt national». Interrogé sur la situation sécuritaire dans les pays voisins qui participent dans ce projet de route transsaharienne, dont quelques régions du Mali dominées par le groupe terroriste «Daech» et le Nigeria où campe «Boko Haram», et si celle-ci pourrait engendrer la sécurité du pays, du moment que la circulation deviendrait plus facile, le ministre a assuré que les forces de l’ANP contrôlent la situation.

«Les citoyens pourront se déplacer en toute sécurité», a souligné Ouali. En ce qui concerne les pays voisins, il a, notamment, précisé que tous «les tronçons achevés et ceux qui seront réalisés dans le futur seront assurés». Le ministre a également rappelé que la situation est contrôlée dans le cadre du suivi entre les pays concernés par ce projet. Pour rappel, la 64e session du Comité de liaison de la route transsaharienne se déroule, à Alger au Cercle national de l’armée, du 26 au 27 avril, en présence des représentants des pays membres du Comité, dont l’Algérie, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Tchad et la Tunisie. Cette rencontre a pour objectif d’évaluer l’avancement de la réalisation des tronçons pour chaque partie.

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