LE MALHEUR DE L’AFRIQUE NOIRE FRANCOPHONE

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Le retard économique et industriel caractéristique les pays d’Afrique noire francophone sans exception constitue aujourd’hui un fait qui interpelle et qui inquiète. Comment pouvons nous comprendre qu’au moment où en Afrique australe, en Afrique du nord, de l’ouest et même de l’est, des nations très pauvres il y a quelques décennies, soient aujourd’hui citées comme des modèles de développement dans le monde, alors toutes les anciennes colonies françaises d’Afrique noire stagnent , mieux régressent ? Les peuples francophone d’Afrique noire sont-ils, comme certaine l’ont souvent affirmé, maudit ? Si oui, pourquoi ? Quelles sont les causes des malheurs  de l’Afrique ?

            Historiquement, il est prouvé que l’indépendance constitue  la clé du développement social, économique et industriel. Or  tous sont d’avis  que l’Afrique  et particulièrement  l’Afrique noire francophone, contrairement à l’inde et à certains pays d’Asie du Sud –Est, à l’Algérie… a échoué son émancipation entamée dans les années  1950. En refusant de rompre le cordon ombilical qui la liait à la France, elle se serait pour ainsi dire, condamnée à perpétuité. Mais il faut reconnaitre que cette domination n’aura pas été le fait des peuples ; il n’avait ni de connaissance nécessaire, ni l’opportunité pour négocier sa libération du Jong du colon. Ce privilège, si c’en était un, était réservé à une « élite » intellectuelle dont le cerveau avait été formaté pour qu’elle acceptât que son statut dépendait de son seul et seul maitre  d’hier : la France. Ces « profiteurs » puisqu’ils brulaient d’envie pour devenir «les  nouveaux blancs », par calcul politique, très souvent par ignorance, manquèrent ainsi de loyauté envers le peuple dont ils étaient curieusement le  porte parole. Cette félonie, caractéristique des rapports entre élite politique ou intellectuelle avec le peuple en Afrique noire est aujourd’hui entretenue par un système éducatif fortement,  et souvent inefficace  face aux défis qui interpellent l’Afrique.

            Ce peuple africain amorphe ne pouvait – il pas également être accusé de traitrise  par l’histoire ? Car,  il faut le dire, si les gabonais veulent-ils, peuvent d’ici  10 ans être à l’image des bresiliens.si les camerounais le devient, ils pourraient, d’ici quelque années faire de leur pays un modèle du botwana.

            Le temps est donc venu de cesser de pleurnicher. Que les populations d’Afrique noire francophone se regardent dans le miroir !

Doualanews

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