L’Europe est une pétaudière et la France ingouvernable ! Pamphlet

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L’Europe est une pétaudière et la France ingouvernable ! Pamphlet

par Nicole Cheverney

Au plus fort de ses colères, Napoléon 1er claironnait que l’Europe est une pétaudière, la France ingouvernable. Sans préciser que la pétaudière, c’était la conséquence directe de sa politique étrangère.

Notre pays est compliqué, c’est vrai. Notre peuple est au fond, rebelle. Toutes catégories confondues, celles des 99 % s’entend. Et c’est tant mieux !

Quant aux 1 % , ces « bas de soie remplis de m….. », comme Napoléon qualifiait la noblesse, je laisse bien volontiers à l’Empereur la paternité de sa célèbre réplique à Talleyrand. Inélégante, bien sûr, mais tout de même, une conclusion sensée dans le contexte actuel, conforme à la mentalité de cet infini pourcentage de « dominants » sur les « dominés » de notre XXIe siècle. Comme quoi, les traditions chez certains, ne se perdent pas à travers les siècles.

Dans une société aussi clivée que la nôtre, nous avons d’un côté, une hyper-bourgeoisie repue, arrogante, sûre d’elle, riche immensément et se croyant tout permis, persuadée que la planète tout entière lui appartient (les cinq éléments, terre-air-mer-eau-feu), également les animaux et les humains qui la peuplent, mais encore l’atmosphère, la stratosphère et protosphère. Telle un gros bambin bouffi, gâté jusqu’à en éclater tient entre ses mains gourmandes un ballon plus gros que lui, Hyper-Bourgeoisie s’amuse, obèse de ses plaisirs primaires : ce que le monde lui rapporte plus vite que la vitesse du son ou de la lumière, c’est à dire : tout !

Tandis qu’elle tient le destin du monde entre ses mains avides, Hyper-Bourgeoisie se construit, elle en a les moyens, une barrière douanière plus solide que le mur de l’Atlantique, plus sophistiquée encore que le mur de Berlin, barbélisée, miradorée, miliciennisée, pour se garder des « miasmes du commun », la masse, la multitude, le Prolétariat.

Prolétaires, ceux qui trinquent, qui raquent, qui marnent, qui triment, qui se traînent d’un CDD, l’autre, qui s’importent et s’exportent, d’un continent l’autre, ceux qui après avoir ramassé les coups de pieds patronaux, ramasseront ceux des institutions, des gouvernements, du nôtre, à la remorque de la pétaudière UE, du MEDEF, des Banques, et enfin… les coups de pieds des officines chargées de remettre à flot les « édentés » et qui s’en déchargent, ceux que du haut de sa grande finesse, un Président se piquant de bons mots qualifia de « sans-dents », ces affamés du corps social !

Affamés dis-je, mais de quoi, Bon Dieu ?

De justice, d’équité, de respect, oui… parce que dans notre pétaudière européenne et tricolore, de Marianne à Clovis, en remontant les flots tumultueux de l’histoire, les « sans-dents » n’ont jamais aperçu rien d’autre de ces mots, que leur ombre fragile, leur illusion éphémère, celle d’un mendiant tendant sa sébille devant l’aristo hautain qui du haut de sa morgue, lui concèdera l’aumône, la piécette, le petit sou dans son chapeau mité de loqueteux.

Alors, les « sans-dents » devant cette nouvelle aristocratie de 1 % – encore peut-être plus méprisante que l’ancienne -, s’inquiètent… Ils s’inquiètent à juste titre devant l’avenir illimité de leur angoisse et de l’incertitude de leur devenir, car les nouveaux aristos ont décidé de couper la petite piècette en menus morceaux, pour une meilleur répartition des richesses, sans doute !

Admirons, dans nos villes grandes et moindres, ces quartiers flamboyants investis par les riches, où s’exposent sans vergogne avec complaisance leurs extravagances et leurs méprisables blingueries.

Admirons également, la classe politique à l’oeuvre, les caciques des partis de l’Oligarchie, les sentinelles du CAC 40, ceux qui travaillent à sa prospérité, et à la leur, en passant.

Pour parfaire ma galerie de portraits, quelques coups de traits revigorants.

2017 approchant, les Français devront se rendre aux Urnes, comme d’autres iront à la pêche aux moules. Les caciques des partis de l’Oligarchie rappliqueront, ils seront tous là, venus, apportés par train, par avion, par bateau, en containers, pour les élections.

Cela se passera, parfois dans des climats chicaniers, voire orduriers, tout crocs en avant, ils défileront chacun leur tour, chez Ste-Téloche. Mais attention ! La Loi Urvoas étant passée par là, les mini-candidats, les lilliputiens du sructin uninominal à deux tours, seront priés de faire demi-tour. Seuls auront droit au sourire dentifrice des présentateurs, toujours les mêmes et identiques cumulards aussi authentiquement frais que des sardines en caque, cumulards à multiples fonctions, genre couteau-suisse, tire-bouchon, ouvre-boîte, lime à ongle, à la fois… Mais jugeant que l’accumulation des fonctions républicaines ce n’était pas suffisant, les cumulards ont élargi leur champs d’investigation de couteau-suisse étoffé entre-temps de la clé à molette, burin, marteau, perceuse, agrafeuse, surin et tourne-vis.Tout cela fait de très gros couteaux multi-usages, multi-fonctions, que même la coutellerie de Thiers, au plus fort de ses ambitions n’aurait pû rêver plus audacieuse marchandise. Et les gros couteaux de défiler donc… Chez C. dans l’Air, ou je ne sais dans quelle arcanes télévisuelles, jusqu’à plus d’heure pour alpaguer les ébaudis de prouesses verbeuses.

Ils ont été formés pour ça ! Chouette ! Ils excellent à ce qui peut, nous les pékins moyens, paraître un exercice scabreux. Mais eux, rien ne les arrête ! Oratorio de la bavasserie, concerto du soliloque, sérénade du ventriloque, et parfois, un air d’accordéon pour accompagner tous ces pétomanes. Au barreau, qu’on les croirait collés ! Entrain de plaider auprès du populo, leur inénarrable crapulerie ! Mais c’est qu’ils se croiraient maîtres de nos pensées ! de nos actes ! et qu’ils en donnent des effets de manche, des serrements de main, des clins d’oeil, des tapes dans le dos, des dindonnades, des balancements de hanche, des jeux de jambes et de mots…laids !

Tout ça au fond, clownesque et triste à pleurer. Car, il y a quelques mois seulement, on en aurait ri, mais il y eut Charlie, le Bataclan, et Bruxelles, il y eut des licenciements de masse, des révélations de Paradis fiscaux, etc… etc.. etc… Non ! Vraiment, ça inonde le coeur, ça vous submerge, ça noie, on ne rit plus, on a fini de rire ! là !

A l’heure des cigales ou celle des lucioles et des vers-luisants, du Nord au Midi, d’Est en Ouest, a l’heure où l’autoroute et les secondaires ont été vidées de leurs flots de travailleurs éreintés, le cirque recommence. Ste-Téloche nous redit sa chanson de nuit et ses messes-basses à voix haute et glutineuse, ou monocorde et tutti-quanti. Les journaleux (ses) roulent ronflant pour les 1 %, on n’en doute pas un instant, et pour ceux qui ne fouttront jamais rien de leurs dix doigts… Si… Peut-être pour compter leurs biffetons… Ca, ils savent faire… Et les candidats de l’Oligarchie, vous promettront les délices enchanteresses des navets consensuels.

Ah ! des pavés se perdent… Tout pour leur gueule ! Car comme l’on sait depuis soixante-huit, « sous les pavés, la plage » ! Eh bien, en 2017, sous les pavés de ces Tartuffes, la bonne sousoupe, pour toutes ces excellences.

Seulement voilà… Les pastissades, c’est passez muscade ! Et il y en a de deux sortes : La pastissade socialisto-traîtreuse, chez PS. La chasse est ouverte depuis longtemps, mais la chasse aux canards… aux olives ! C’est rigolo et bien plus efficace. C’est facile, tu prends la totalité de notre bon gouvernement PS, tu leur fourres un flingot dans les mains, Alignement ! Pan ! Ils tirent là où on leur dit de tirer, dans le tas, olives au derche ! Le PS piaffe ! jubile ! tiré ! touché ! Regardez-les et leurs trophées ! Ils sont contents, tous. Tous, sauf.. les canards fourrés, noyautés ! Le bon peuple truandé. Car nos bons vieux caciques, nos roublards, nos maquignons et tous les estampillés qui ont bien appris la leçon, ils se la récitent par coeur : réforme… réforme… REFORME… RÉFORME… privatisations, privatisations, PRIVATISATIONS, au cas où vous ne l’auriez pas compris. Et pour que ça passe mieux auprès des canards truandés aux olives, ils complètent le refrain, par une anicroche au couplet :

« Fais-moi confiance… Fais-moi confiance »… serpents du Livre de la Jungle.

Vipère savent siffler ! Ils assiègent les fauteuils ministériels, portefeuilles, la mèche folle, ou molle, c’est selon, bien souvent l’oeil en furie, pour certains, ça dit son savoir-faire de gestion nationale, internationale, et même extra-terrestre. Et c’est pas de tout repos ce turbin ! Tous ces gros travailleurs et grosses travailleuse travaillent… de gros dossiers, importants qu’il disent, qu’ils les affectionnent ces sociaux-traitres ou ceux de la drouate pourave, copains si… sympathiques ! Ces fidèles qui furettent la meilleure donne pour 2017, d’ailleurs ils font la queue pour la place, qu’on se croirait au supermarché par jour d’affluence : passage à la caisse ! Mais c’est qu’ils ont l’air tonique du haut de leur trois pommes de vertu, le regard pointé sur les quatre points cardinaux à la fois : un vers Bruxelles, un vers New-York, un vers la City, un vers… Riyad, avec un léger strabisme vers le Quatar. Ils vous en roulent de ces billes à lorgner à la fois de tous les côtés et dans tous les sens ! Et sans parpeléger, en plus. Le regard direct comme le fil d’un yatagan.

Et puis ces… « gens-là » dîtes-vous bien qu’ils souffrent. Ce sont des incompris ! Des mal-aimés, des bannis de l’amour du populo ! Ils aiment qu’on les aime, mais sans donnant-donnant. Avec toutes ces mauvaises gens qui les critiquent et qui ne veulent pas reconnaître tous les efforts consentis pour les bienfaits du Peuple ! Oh ! Peuple souverain, si vous saviez comme je m’en fais une mission quasi-divine, c’est pour moi aussi précieux qu’un fétiche porte-bonheur que je trimballe autour du cou ! Dans ce pays merveilleux, cette France si compliquée, si ingouvernable, ce peuple insatisfait ! Ingrats, va !

Ils ont autant de niaque à se faire passer pour des maîtres-queue, qu’un tambouillard va vous persuader que vous mangez de l’agneau de lait, en vous servant du dindonneau de batterie.

De la Drouate, on a toutes les Edith Piaf de la rhétorique qui se démènent jour et nuit pour ramener à eux, les petits moutons égarés vers les communistes, la drouate a pour cela des outils bien précieux, des clés à molette du système, jeunes, moins jeunes car comme le dit le « très-haut », chacun reconnaîtra les siennes.

Ah ! Comédiente ! Tragédiente ! Grand Barnum dresse chapiteau ! La boucle est bouclée, la vraie gauche est baisée. Et hop ! Revoici PS sur le ring, poings fermés, prêt au catch final, sous les bons auspices Gattaziens, le coach. Admirez le dernier produit tout juste sorti du chapeau du MEDEF et des banques, histoire de MACRONISER le populo, déjà que point de vue ambiance, c’est pas jojo !

Paraît que cette dernière trouvaille aurait quatre accessoires à sa disposition : deux pieds, deux jambes pour la « Marche ». Le problème, c’est que ce nouveau produit semble frappé d’ambidextrie : ni à droite, ni à gauche, qu’il dit, alors… Oui, mais marcher où ? Ca doit être embêtant cette anomalie surtout pour le choix des trottoirs, pair ou impair ?

Pourquoi les cinéastes, les scénaristes se donnent-ils tant de mal pour inventer des personnages fictifs et falôts, alors que nous avons à notre disposition, pour l’inspiration, cette brochette de champions du monde ?

Les Français voteront, bien sûr, car si la guerre de sécession a cessé, c’est sûr, les François n’auront qu’un choix en deux :

La drouate et la drouate ! qui s’incarneront par des gus et des gussettes usés jusqu’à la corde, ce qui ne les empêchera pas de s’essuyer les pieds sur les électeurs, comme sur des paillassons, une fois élus ! Tandis que la soldatesque journalistique télévisuelle, comme les cohortes de Jules César se seraient jetées du haut d’une falaise sur son ordre, eh bien, nos centurions du PAF, eux, sur ordre, se jetteront dans le vide sidéral de l’annonce sans surprise de la nouvelle breloque élue et tout droit sortie du chapeau-claque de la pétaudière napoléonienne.

par Nicole Cheverney

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