De nouveaux soupçons de viols en RCA.

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Ban Ki-moon se dit profondément choqué par de nouvelles allégations de viols et d’exploitations sexuelles en Centrafrique impliquant des soldats de la paix. Des accusations qui visent des casques bleus, mais également des militaires français de la force Sangaris.

« Ignoble ». C’est le terme employé par le Haut Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Raad Al Hussein, pour commenter les dernières allégations de viols et d’exploitations sexuelles mises au jour par des équipes onusiennes ces deux dernières semaines. La plupart des faits allégués cette fois se seraient déroulés dans la préfecture de Kémo dans le centre du pays entre 2013 et 2015. Ils concerneraient des éléments des contingents burundais, gabonais mais aussi de la force française Sangaris.

Selon l’ONG Aids Free World qui avait révélé les accusations des viols sur mineurs par des soldats français à Bangui, cette fois un officier français pourrait être incriminé, ayant forcé quatre jeunes filles à avoir des relations sexuelles avec un chien en échange de 5000 FCFA. Des faits « particulièrement révoltants et odieux » selon l’ambassadeur de France à l’ONU François Delattre qui assure dans un communiqué que Paris veut faire « toute la lumière » dans cette histoire.

Les Nations unies indiquent que les autorités des trois pays concernés ont été alertées. Les contingents burundais et gabonais à Sibut sont cantonnés le temps de l’enquête.

Le 11 mars dernier, le Conseil de sécurité a adopté une résolution favorisant le rapatriement de contingents de casques bleus en cas de soupçons répétés de viols. Mais beaucoup au sein des Nations unies souhaitent aller plus loin. Ce matin sur RFI, le patron des missions de maintien de la paix, Hervé Ladsous, plaidait pour des cours martiales in situ et des prélèvements ADN sur les casques bleus lors du recrutement.

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