Combat invétéré sur tous les fronts des USA contre la RDC.

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Les USA, présentés à tort par leurs valets congolais comme amis ou bienfaiteurs de la RDC, sont en réalité les korrigans du pays de Dona Béatrice Kimpa Vita. A part l’accusation des atrocités perpétrées par les hommes du Roi de Belges, Léopold II, contre les aïeux des Congolais et dont a suivi leur condamnation, les USA ne se sont jamais illustrés que comme les « étrilleurs », les bourreaux, les faucons ou les « étioleurs » astucieux des frères et sœurs de Lumumba. Il sied de jet un coup d’œil rétrospectif sur la RDC et d’interroger des sources pour réaliser à quel point les USA constituent la matérialisation calamiteuse de Satan en RDC.

Les USA ont pesé de tout leur poids dans la liquidation physique de Patrice Emery Lumumba et dans l’installation du dictateur décrié Mobutu Sese Seko au pouvoir à la tête de la RDC. Les USA ont instrumentalisé Mobutu pour se donner la peau de Lumumba avec divers scenarii allant de sa révocation par Joseph Kasa Vubu, sur conseil des Occidentaux le 5 septembre 1960, jusqu’à son élimination physique au Katanga. En effet, faisant face à la sécession katangaise, Lumumba et Kasa Vubu décident d’envoyer un télégramme à la Russie pour les engager à voler au secours de leur pays, face à la lenteur du Conseil de sécurité d’alors à qui d’abord la demande avait été soumise. Avant même que ce message ne soit envoyé à la Russie, écrit David Van Reybrouck, la CIA en était déjà informée. Mobutu était le Secrétaire de Lumumba et travaillait pour les USA. Selon l’écrivain belge dans son livre « Congo, une histoire », Larry Devlin, responsable des services de renseignements américains au Congo, disposait de moyens financiers considérables pour orienter la politique congolaise dans un sens voulu par les USA et que Kasa Vubu et surtout Mobutu allaient devenir ses favoris. Ndlr : Congo, une histoire, page 324. Lumumba mourra enfin, pourchassé par les Belges et Américains de même que traqué et arrêté par les hommes de Mobutu, à la faveur d’un Far-West qui a mis à contribution Moïse Tshombe manipulé par les Belges et à la tête du Katanga en sécession.

« …Le sort du Katanga s’est réglé entre Belges, Anglais, Français, Américains, Rhodésiens, Blancs d’Afrique du Sud. Les combats, les jacqueries, la guerre, les décisions brusques et contradictoires de l’Onu sont les effets et les signes des tractations qui ont lieu entre les trusts, entre les gouvernements. Si tout semble réglé, aujourd’hui, si le Katanga fait retour au Congo, c’est que – contre la Rhodésie et l’Union sud-africaine, contre les visées anglaises et françaises – les Etats-Unis se sont mis d’accord avec les Belges pour exploiter en commun les richesses congolaises par l’intermédiaire de sociétés mixtes. » est ce qu’écrivit Jean-Paul Sartre sur le Congo de 1960 à 1961 et de 1963. Une conclusion qui montre bien le rôle pernicieux des USA sur la situation au Congo d’alors. Ndlr http://www.kongo-kinshasa.de/dokumente/lekture/lumumba.pdf

Les USA ont soutenu Mobutu, leur homme des opérations sales en Afrique centrale, qui a été à la base de la déchéance morale des Zaïro-congolais. Même s’il est mort depuis longtemps et qu’il n’est plus au pouvoir, les dégâts opérés par Mobutu sur le plan éthique continuent à malmener la RDC où subsistent encore l’inversion et la confusion des valeurs. Quand les raisons de maintenir Mobutu au pouvoir ont cessé d’exister, les USA l’ont sacrifié via le scénario Afdl dans le giron de laquelle des Rwandais ont joué un rôle prépondérant, entraînant de nouveaux défis à la RDC. Depuis lors, la fraction rwandophone de la population congolaise entrée par effraction en RDC avec l’Afdl, est à la base de toutes les rébellions qui déstabilisent la RDC.

Les mêmes USA ont soutenu l’Armée Patriotique Rwandaise de Paul Kagame qui fait la guerre aux Hutus que la communauté internationale demande à Zaïre d’accueillir sur son sol. Devenus FDLR, ces réfugiés hutus pillent et insécurisent en permanence l’Est de la RDC, tout en offrant à Kagame un alibi permanent d’intervenir manu militari au Congo, d’y rester longtemps et de s’y livrer aux pillages des richesses. Le Rwanda qui n’a pas de gisements de bien des minerais qu’il vend entretient aujourd’hui des milices sur le sol congolais avec la bénédiction américaine qui lui assure l’impunité au Conseil de sécurité des Nations unies en dépit de tous les rapports produits par leurs experts à maintes reprises. Alimentant le chaos en RDC pour faire le bonheur du Rwanda.

En outre, Tony Busselen accuse les Américains d’être à l’origine de façon occulte des manifestations du 19 au 21 janvier 2015 en RDC. Spécialiste belge de la région de Grands Lacs, Tony a conclu, en rapport avec ces manifestations, que les USA et certaines chancelleries occidentales étaient en action pour déchoir le régime congolais en donnant les clés de compréhension de ce qui s’était alors passé, en révélant aussi les techniques utilisées par certains pays impérialistes occidentaux et leurs multinationales capitalistes pour affaiblir l’État congolais afin de piller ses ressources minières en toute tranquillité. Ndlr : http://www.michelcollon.info/Les-USA-ont-un-agenda-cache-en.html?lang=fr. Résumant ces événements, Tony déclare: “Les gouvernements occidentaux ont développé des stratégies pour « gérer » la colère des peuples et en même temps « accompagner la relève de leur personnel politique ». Les dirigeants peuvent changer, mais leur politique pro-occidentale doit continuer. Nous avons ainsi vu comment les Etats-Unis et l’Europe ont essayé « d’accompagner » le printemps arabe en Egypte, Lybie et la Syrie… »

Les très astucieux USA sont encore vilipendés pour leur initiation de louches et pseudo mouvements citoyens. « Oui, le « Balais citoyen » et ses clones partout en Afrique sont des mercenaires au service des Américains et de la recolonisation de l’Afrique ! », soutient mordicus Luc Michel, un autre géopoliticien belge.(Ndlr : http://www.alterinfo.net/OUI-LE-BALAIS-CITOYEN-ET-SES-CLONES-PARTOUT-EN-AFRIQUE-SONT-DES-MERCENAIRES-AU-SERVICE-DES-AMERICAINS-ET-DE-LA_a117532.html). Pour lui, « au même moment que le sommet officiel « USA – AFRICAN LEADERS » (où se met en place une vague de changements de régimes en Afrique décidée par Obama, les 4-6 août 2014), se tenait aussi à Washington un « sommet alternatif » organisé par un organisme d’Etat US (créé par Ronald Reagan dans les années 1980), financé sur le budget américain, la NED, que certains analystes qualifient de « vitrine légale de la CIA ». En collaboration avec une de ses filiales, la NDI (lui aussi un organisme d’Etat US, financé sur le budget américain), l’USAID, l’Open Society de Söros et un ensemable d’ONG et médias que l’on retrouve depuis 15 ans dans les « révolutions de couleur » en Eurasie et le « printemps arabe ». Des centaines d’activistes, de syndicalistes, de journalistes africains surtout y sont pris en main. ». Des informations qui nous permettent de comprendre quand et comment sont nés Filimbi et Lucha, présentés comme les clones du Balai citoyen en RDC. C’est plus en début 2015 qu’on a commencé à entendre parler de Filimbi et Lucha en RDC. Curieusement, c’est en janvier 2015 qu’il y a eu des manifestations qui ont visé la déchéance précipitée du régime actuel en RDC.

Le même analyste donne ces informations supplémentaires : « … « Depuis les élections au Sénégal où l’ex-président Abdoulaye Wade a voulu se maintenir au pouvoir, un mouvement citoyen appelé « ‘Y’ en a marre » est né. Le même modèle sera reproduit au Burkina Faso sous l’appellation « Le balai citoyen. ». Puis deux mouvements similaires ont également vu le jour en RD Congo, le « Lucha » et le « Filimbi. ». Vecteurs d’une nouvelle image de la jeunesse africaine luttant pour l’établissement d’une vraie démocratie dans leurs pays respectifs, ces mouvements ne réussissent pas à tromper les spécialistes des questions politiques en rapport avec l’Afrique. Il suffit de s’interroger sur le financement des activistes pour percevoir une télécommande occidentale pilotant à distance qui parait comme une « génération spontanée. » L’actualité récente en RD Congo nous montre que la rencontre – débat entre les mouvements « Y’en a Marre », « Filimbi » et « Balai Citoyen » à Kinshasa où des jeunes activistes ont été arrêtés et jetés en prison, était le fruit de l’organisation et du financement, d’ailleurs revendiqué comme tel, de l’USAID (United States Agency for International Development.) Or, il est de notoriété publique que tous ces organismes sont des bras armés des USA au service de leur diplomatie souvent hégémonique en direction des pays généralement pauvres.

Parvenir par d’autres moyens plus fins aux objectifs que la CIA a atteints par le sang, dans la désapprobation ou le déshonneur, c’est le leitmotiv de la création de tous ces réseaux d’organismes. L’homme orchestre de tous ces systèmes d’organisation au service de la puissance américaine est le financier et philosophe Georges Soros. Les suspicions sur la mainmise de Soros sur ces jeunes activistes africains viennent d’être confirmées par la publication sur les réseaux sociaux de la photo explicite, démontrant les accointances du mouvement Sénégalais « ‘Y’a en Marre » et celui qu’on accuse d’être un paravent de la CIA. Une image qui parle d’elle même. Soros, l’homme actif dans de nombreux changements de régime, porte le t-shirt estampillé du logo du mouvement « Ya en Marre » et en bon « guru », il enseigne la bonne parole à ses nouveaux disciples. »

A la suite de ces louches et pseudo mouvements citoyens, a été créé le Front citoyen 2016, le samedi 19 décembre 2015, après la messe noire du 11 au 14 décembre de la même année où les valets congolais invités ont été, à en croire l’ANR, « à« réfléchir sur les meilleurs moyens pour un soulèvement populaire en RDC, la constitution d’un front anti-dialogue et l’obtention des moyens financiers aux fins d’actions de déstabilisation… ». A cette messe noire, Georges Soros a joué un rôle très capital. Il était en réalité, la couverture américaine à ces séances de formatage des intelligences des assistants pour les porter à agir suivant les diktats américains sur la RDC. La messe noire de l’île de Gorée, l’initiative de Konrad Adenauer, a servi à former les participants aux méthodes subtiles et séditieuses afin de déboulonner Joseph Kabila, accusé d’user de souverainisme face à la CIA et d’avoir opté pour les Brics. Il est dit que les fondations Konrad Adenauer appartient au parti politique chrétien allemand CDU, Brenthurst fondée par le magnat sud-africain des mines Harry Frederick Oppenheimer et Human Rights Watch créée par le spéculateur boursier et « philanthrope » américain George Soros.

Les USA sont aussi sur le banc des accusés au sujet des attaques sur le front des droits de l’homme que subit le régime congolais. Selon le site russe Sputniknews (http://fr.sputniknews.com/international/20160128/1021275790/soros-ong-hrw-financement.html) qui s’en tient à l’estimation des experts américains mêmes, le milliardaire George Soros est, depuis des années, le principal sponsor de Human Rights Watch, HRW, et utilise un réseau d’ONG qu’il finance pour promouvoir ses intérêts économiques, politiques et culturels. D’après les experts, les investissements directs de George Soros dans Human Rights, qui visent à déstabiliser des régimes, se sont chiffrés à environ cent millions USD depuis 2010. Ainsi, les USA s’attaquent au régime à déstabiliser en se servant des droits de l’homme. Le réseau d’ONGDHs à l’internationale comme HRW et Amnesty International et localement comme Asadho et Amis de Nelson Mandela jouent le jeu des impérialistes sous l’alibi et la couverture de défendre « les populations opprimées. ». En RDC, avec la création du Front citoyen 2016, les personnalités à la solde des impérialistes se sont enhardies et provoquent de plus belle le régime congolais pour le pousser aux viols de droits de l’homme afin qu’il soit diabolisé de sorte que les impérialistes s’en servent comme l’alibi de déclaration officielle d’une guerre contre le régime congolais devant les peuples occidentaux. Le traitement négatif du régime congolais par la presse occidentale à la solde des impérialistes occidentaux a été maintes fois décrié par les géopoliticiens congolais, asiatiques, russes, africains voire occidentaux. L’implication américaine dans les activités de HRW a été démontrée à travers le financement de George Soros qui est lui-même une couverture utilisée par l’administration américaine à travers un réseau d’organismes américains.

Les mêmes USA ont encore sorti une autre carte pour déstabiliser le régime congolais en exploitant la misère du peuple pour l’exaspérer. En citant le nom de la sœur jumelle de Joseph Kabila, Jaynet Kabila, les fuites de Panama Papers ont visent le régime congolais. Depuis que ces fuites ont été révélées à l’opinion, nombreux sont les opposants congolais qui se permettent de dire que le régime congolais vole le peuple. Pourtant, il est déjà connu, comme l’a su si bien le dire Moon Of Alabama, que que « …c’est juste une opération destinée à être médiatisée… » et que « …les « fuites » actuelles de données, diffusées, à grand renfort de publicité, par plusieurs empires de presse qui soutiennent l’OTAN et par une « Organisation non gouvernementale « financée par le gouvernement américain, ont simplement pour but inavouable de salir des personnalités que l’empire américain n’aime pas. Elles offrent aussi une belle opportunité d’en faire chanter d’autres en promettant de ne pas publier des informations en échange d’une faveur puis d’une autre… ». Parlant du Consortium international des journalistes d’investigation, ICIJ, qui a médiatisé les fuites, le site américain dit qu’il « …fait partie du Projet de rapport sur le crime organisé et la corruption, OCCRP, qui est financé par le Gouvernement américain à travers l’USAID. ». A en croire notre source, le consortium est entièrement financé et géré par le Centre des États-Unis pour l’intégrité publique. Leurs bailleurs de fonds comprennent la fondation Ford, la fondation Carnegie, la fondation de la famille Rockefeller, la Fondation W K Kellogg ainsi que la Fondation pour une société ouverte (Soros). Tous américains et ce fameux Geoges Soros qui revient, devenant l’homme orchestre de tous les coups sales des USA à travers le monde.

Les USA sont un Etat impérialiste par excellence dont le mode opératoire rappelle tout ce qui est connu sur la géopolitique, le néocolonialisme ainsi que la géostratégie. Luc Michel a déjà dévoilé que les USA veulent depuis un certain temps par des moyens plus fins parvenir aux résultats que la CIA atteignait par le sang et la désapprobation internationale. Aussi ont-ils investi dans la presse où les informations sur des personnes réprouvées par eux en fonction de leurs intérêts sont mal traitées. Ils instrumentalisent des journalistes et autres intellectuels qui doivent s’acharner sur leur cible en produisant impostures, intox et autres sophismes contre elle. Sur la RDC, les USA s’appesantissent parce que Joseph Kabila est accusé de souverainisme et de s’être tourné chez les Chinois. Les prétextes habituels basés sur la démocratie et le respect de la Constitution sont utilisés, alors que les pays dont ils ne reprochent rien aux régimes parce que leurs valets, ont organisé chacun le référendum et réalisé la révision constitutionnelle pour permettre à leurs chefs d’Etat, au pouvoir depuis plus de quinze ans, de rempiler. Ainsi, il y a ébullition politique en RDC parce que les USA le veulent et qu’ils s’activent à remplacer Joseph Kabila par un valet au sens plein du terme. C’est-à-dire celui qui n’abjurera pas à leurs diktats et qui les satisfera au détriment des Congolais. Les USA sont cités, à travers l’histoire, dans bien des coups sales contre la RDC sur laquelle ils s’activent à tout prix à appliquer leur impérialisme, profitant de la naïveté, de l’inconséquence, de l’égoïsme et de l’amnésie politiques des Congolais.

Samy BOSONGO, journaliste poète-essayiste, +243811530303, +243901020043

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