Cameroun: Quand les prisonniers deviennent de grands écrivains

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Comme Adolph Hitler, Nelson Mandela… certains « prisonniers de luxe » au Cameroun se lancent dans une activité éditoriale.

Avec cependant des parutions jugées acerbes contre le système qu’ils ont longtemps servis. L’univers carcéral est un lieu d’inspiration littéraire pour plusieurs détenus. L’ivoirien Charles Blé Goudé vient encore d’en donner la preuve. Depuis sa cellule à la Haye, il a commis le 24 mars 2016, un ouvrage intitulé « De l’enfer, je reviendrai ».

Ce proche de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, ex- leader des “Jeunes patriotes” ivoiriens, est convaincu qu’il sera absout de tous griefs portés contre lui par la Cour pénale internationale et en sortira victorieux. Le même sentiment anime plusieurs détenus de « l’opération épervier » au Cameroun. Baptisés par une certaine opinion de « prisonniers de luxe », nombre d’entre eux s’illustrent de plus en plus par un dynamisme littéraire. L’heure est aux révélations « fracassantes » contre le système qu’ils ont servi des années durant. Si d’aucun y voit une volonté de dire leur part de vérité au sujet des griefs qui pèsent sur eux en justice, d’autres pensent qu’il s’agit d’une opération de règlements de compte aux anciens collègues.

L’ancien ministre de l’Administration territoriale Marafa Hamidou était le premier à ouvrir le bal de cette activité éditoriale intense. Avec la publication d’une dizaine de lettres ouvertes adressées tant au chef de l’Etat qu’au peuple camerounais. Tout récemment, L’ancien secrétaire général à la présidence de la République Jean Marie Atangana Mebara a de nouveau pris sa plume. Non plus pour brosser un pan de sa carrière administrative et personnelle, mais pour dévoiler sa position sur la candidature de Paul Biya aux élections présidentielles de 2011.

La dernière, vient de l’ex-ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono. Il y a quelques semaines, que ce dernier enrichissait la scène littéraire d’un livre baptisé «Mensonges d’Etat : déserts de République au Cameroun». Le prédécesseur d’André Mama Fouda démontre, noms à l’appui, comment des proches du chef de l’Etat manipulent ses politiques à leur guise. Utilisant la justice pour éliminer des adversaires prétendument en course vers le fauteuil présidentiel.

 

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