Aux Jeux universitaires 2016, l’INJS et l’IUG donnent le ton

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Les deux institutions sont les gagnants des premières finales d’athlétisme discutées hier sur le campus de Soa.

A l’image du duel entre Marie Gisèle Eleme Asse (INJS) et Germaine Abessolo Bivina lors de la finale du 100m dames, les athlètes sont très vite entrés dans le vif du sujet après la cérémonie d’ouverture. L’affrontement entre les deux rivales de longue date a même engendré la première polémique de cette 19e édition des Jeux universitaires. Situées aux couloirs 4 et 5, les bras des deux athlètes se sont frottés dans le sprint final. La commission technique a dû siéger pour homologuer la victoire de Germaine Abessolo Bivina en 11s 8, juste devant son adversaire qui finit en 11s 9. Si ce premier cliché illustre le niveau de la compétition, il a mis en exergue quelques limites organisationnelles. En effet hier, les officiels n’avaient pas de fanion pour signaler une éventuelle faute lors de cette finale. De même, comme l’a relevé Michel Nkolo, le directeur technique national d’athlétisme, certains couloirs ne sont pas réglementaires. Au 100m messieurs, William Feumbah (IUG) a conservé le titre acquis en 2015, en devançant Christian Seppe (université de Yaoundé II). Les premiers médaillés sont également connus pour ce qui est du 5000m messieurs  remportés par Pierre Temezeu (université de Dschang) ; du 1500m dames (Stéphanie Nguelefack, INJS) ; du 1500m messieurs (Marcus Endele, INJS) ; du lancer du disque (Romuald Ndjodo, IUG) ; du lancer de disque dames ( Anwi Milred Buru, université de Buéa).

Après 2004 et 2010, l’université de Yaoundé II-Soa accueille pour la troisième fois les Jeux universitaires. Depuis le week-end dernier, le campus de l’établissement-hôte accueille environ 4000 athlètes et encadreurs, représentant dix-neuf établissements universitaires. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée, samedi dernier, en présence de plusieurs membres du gouvernement. Entre autres, les ministres en charge de l’Enseignement supérieur, des Sports et de l’Education physique, des Postes et Télécommunications, de l’Education de base, des Petites et Moyennes entreprises.  Le thème de cette édition est « performance et solidarité ». La course à la succession de l’université de Yaoundé I, détentrice du trophée général des jeux, est donc ouverte.

Mais pour y arriver, les athlètes devront faire preuve d’éthique. « Nous serons intransigeants sur le respect des règlements », a du reste prévenu le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo. Pour recevoir les compétitions, le campus de l’université de Yaoundé II-Soa a fait peau neuve. « Nous avons procédé aux réhabilitations des aires de jeux déjà existantes : les terrains de basket-ball, de volley-ball, de handball, la piste d’athlétisme, le terrain de football qui est situé à l’intérieur du campus. Nous avons créé deux courts de tennis parce que la FENASU en exige quatre. Nous avons pensé qu’il n’est pas utile de créer de nouvelles aires de jeu là où ce n’est pas nécessaire », explique le Pr Ibrahima Adamou, recteur de l’université de Yaoundé II-Soa. Par ailleurs, les autorités de Soa ont également mis le terrain municipal de la ville à la disposition de l’université.

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